projet de loi EL KHOMRY

Le projet de loi EL KHOMRY repose sur une forme de social libéralisme que soutient CAP 21/LRC. Il est indispensable pour favoriser l’embauche d’alléger les contraintes qui pèsent sur les entreprises. Mais, une telle politique ne peut être acceptée par nos concitoyens qu’à deux conditions :

  • ne pas faire un sort commun aux PME et aux grandes entreprises qui peuvent parfaitement organiser leur affaiblissement temporaire dans des filiales françaises pour licencier. Les dispositions de la loi favorables aux PME doivent être soutenues mais une distinction doit être faites en ce qui concerne les conditions de licenciement économique des grandes entreprises
  • la sécurité des salariés doit être équivalente à la flexibilité des entreprises. Sur ce point, le projet de loi est trop faible.

Si l’idée d’un contrat d’activités est intéressante il necessite néanmoins d’être précisé.

De manière générale, les conditions dans lesquelles ce texte essentiel est élaboré, s’apparentent davantage du passage en force qu’à la négociation même si il convient de ne pas être naïf et de voir dans les oppositions tant politiques que  syndicales qui se manifestent la réalité. Certes, les questions de fond sont pas absentes, la rédaction est confuse et déséquilibrée, mais les conservatismes et les totems restent les principales motivations : garder le pouvoir pour les syndicats alors qu’il s’agit en réalité de réasseoir leur légitimité pour représenter plus que 8 % des salariés, défendre mordicus les 35 heures parce qu’on  est l’auteur de la loi. Il est plus que temps dans le domaine du travail comme dans d’autres de réduire drastiquement les règles pour revenir à des principes simples, sanctionnés et donc efficaces.

Corinne Lepage

Présidente de CAP21 Le Rassemblement Citoyen

Publier un commentaire